Jeudi 14 septembre 2017

La pente est douce et violente

Je glisse sans bruit

 

Fermons les yeux laissons nous

Entraîner sous la pluie

 

Laissons tomber l’orage sur nos cheveux ébouriffés

Suivons les sillages encore jamais empruntés

 

Prends moi la main

Laisse toi guider

Je serais ton destin

Tu s’ra ma fatalité

Engourdissons nos membres en toute impunité

Falsifions la délicatesse et la frivolité

 

Laissons nous… demain

Nos silences qui ruissellent le long de nos peurs artificielles

N’enlèvent rien à ta peau ni à son bon goût de miel

Puissent nos promesses mourir cette nuit

Je n’crois qu’à cette tendresse, ce moment, cette envie

Laissons aux amoureux le bonheur du demain

Restons bons amants laissons leur le chagrin

 

Laissons nous…demain

Te voilà repartie et la lune s’est enfuie

Emportant ta voix , son soleil avec toi

Je ne respire plus

Je n’entends plus rien

M’auras tu abattu

De tes yeux dramatiques

Le vent emporté au loin

Ne reste que ton rire sarcastique

Et mon corps orphelin…du tien.

 



Vendredi 25 Aout 2017

Lorsque je m’étends tu t’allonge sur moi, m’ écrasant de tout ton poids

Tu mords mon âme ma chair mes bras

Ton souffle froid sur moi, Ma bouche, me noie, m’étouffe

Tu te colles à moi au moindre geste, amante possessive et vicieuse tu guettes

Mes allers mes retours , mes ébats, mes amours, tu restes là

Comme une groupie sur le retour, tu me fais l’amour chaque fois

Je t’observe pourtant, tu ne t’y attendra pas

Lorsque je dissoudrai le collant qui t’impose à moi

Je te méprise autant que tu attise mon hérésie

Tu me vois, vide ma substance et provoque mon ennui

Je te hais tu me hante, viendra ta fin, une mort lente

J’en ai la certitude et pourtant…

En attendant je rampe. Solitude.



13 Septembre 2016

Vient le temps des retrouvailles, mon amour…

Les années m’ont usée, comment te les cacher …en plein jour…

Usée de tant de victuailles, mon amour…

Mais ce sont elles qui ont fini par  grignoter … mon coeur lourd…

 

Te voilà presque à mes cotés,

A travers ton écran usé,

Tes caresses ne sont que des mots,

Mimant chacun d’ mes idéaux.

 

Seulement comment, faire pour elle…

Comment ne pas la blesser, celle…

Que porte ton coeur à jamais,

Cette enfant que tu m’as fait…

 

Vient le temps des retrouvailles, mon amour…

Ces prémices d’une pagaille, si un jour…

Se cache à nouveau une faille, si tu cours…

Après un bonheur de paille, au détour….

D’une rencontre dynamisante,

Une fraîche fleur enivrante…

 

Comment te résister, mon amour…

A toi qui m’a bercée de ton absence.

Comment oublier tous nos beaux jours

Ranimés de tes baisers… d’insolence.

 

Je ne veux pas faire de toi une statue de sel

Je ne peux pas non plus t’éloigner de celles

qui t’ont pris à moi autrefois, bien plus belles…

Je ne me battrais pas… pas contre elles.

 

 

 

 

 

 

 



dimanche 5 octobre 2014

Ou que j’aille tu es là.

A l’épicerie, au tabac

Dans chacun de mes pas, tu es là.

A mes pleurs, mes victoires,

Ta présence remue en moi.

L’hiver sous la couette,

un thé chaud, un bouquin, tu m’observe

L’été ses plages ses mouettes,

un paréo, un mojito, tu m’observe

Ton ombre à mes trousses, tu t’assures que je t’appartient

Tu t allonge près de moi, te reveilles comme moi.

Les combats, les défaites, tu les vis avec moi

Les heures du jour de la nuit je te sens dans mon ventre

Même malade, quand je souffre que je rampe

Tu m’accompagne à chaque instant de ma vie

Ma solitude… Mon ennemie.

 

 



mes nuits d’asie

 

L’odeur de sa peau impregne mes narines cherchant son essence nuit et jour

ma gorge, ma langue, mes levres ne salivent qu’au souvenir de son goût

Lorsqu’enfin il parait… mes jambes mes fesses, mes seins attendent le retour

du délice de sa délicatesse dans nos vices      lui appartenir, peu m’importe le coût.

Ecouter ses cordes vocales tinter dans les râles de volupté

Sentir le brasier de nos corps en mouvements

brûler en douceur, consumer lentement

le désir assouvit, l’engourdissement de nos membres épuisés.

 

Puis recommencer.

S’épuiser jusqu’à s’appartenir

 

Des heures durant, redoutant le jour qui attend

nous berçons nos rêves de promesses projetant

nos vies entrecroisées pour finalement

nous quitter le ventre noué une fois le soleil levé.

Te laisser t’en aller, dans le rai de lumiere, appercevant

tes cheveux poivre et sel, l’humeur d’un adolescent

ton sourire d’enfant et ce regard bienveillant.

Te laisser t’en aller, me laisser plus desoeuvrée chaque pas

Nue sans toi, vide sans toi, bête sans toi.

 

 

 

Je t’entends, je te sens, je te vois, te comprends.

Tu es mon autre, mon attente, mon tout, mon rêve et mes désirs.

Ignorant les artifices si utiles à seduire,

Je m’abandonne à toi,

mon amant.

 

 

 



Dimanche 18 Mars 2012

Indépendante, exigeante, caractérielle,

Aucun, ne trouve grâce a ses yeux.

Méfiante, soupçonneuse, seule pour elle,

Vaut mieux que respirer, s’inspirer a deux.

Dans le noir, supporter, ce qui en plein jour fait sourire

Non par espoir, mais plutôt pour n’avoir pas à s’ouvrir.

Ouvrir.. son âme, son cœur, ses peines

Jamais.. que personne ne les malmène.

La nuit pleurer…

Tordue de douleur

De ne point aimer

Seulement par peur

D’être ensuite rejetée.

Tellement de besoins jamais rassasiés

Autant de chagrins, seule surmontés

Persuadée… de ne jamais être épaulée

A hauteur des manques à combler.

Tétanisée, à l’idée même de s’abandonner

En proie à une épaule qui vainement consolerait

Sans comprendre ni même chercher

Ce que fille, femme, elle a supporté.

Dénuée de passion de confiance et d’apaisement

Elle espère, elle attend pourtant

Qu’un homme puisse un jour lui dire

Je t’entends te comprends

Et tu ne vas plus souffrir

Car tes maux sont les miens et tes peines sont mes peines

Viens te poser sur mon cœur écoutes ses battements

Il partage tes humeurs tu n’es plus seule maintenant.

 



Samedi 10 Mars 2011

De toute sa délicatesse, il a aimé Lili cette nuit..

Enlacée, respirée, elle a été transportée.

Un peau frissonnante sous une peau carressante un corps alangui sous un corps aguerri.

Doigts entrecroisés, souffle coupés baiser mordants et laisser aller.

Le souffle doux a son oreille, les yeux fermés ventre serré

Epuisée de tant de désir transie de plaisir lili l’aime lui.

Cette nuit.

De toute sa delicatesse, il a sauvé Lili

Il a remis une femme au monde.

Maman blessée femme abandonnée il a su, lui…

Susurrer l’idée, qu’elle vaut les secondes

Les minutes les heures et jours passés a la courtiser.

Lili l’a bercé de baisers.

Endormi dans son corps serein

Elle l’embrasse en lui carressant les cheveux.

Parce que de leurs deux corps il n’en n ‘a fait qu’un

Lili a redécouvert les plaisirs amoureux.

 



Mardi 6 Mars 2012

Lili se sent vieille. Face au miroir elle s’observe. Le temps a tenté d’eteindre ses yeux, creuser ses joues rebondies et marquer sa solitude.

Les fossettes disparues, l’air malicieux devenu méfiant, lili a perdu sa fraicheur.

Mais elle n’est pas de celles qui s’avouent vaincues si facilement.

Celibataire, son planning ne laisse pas le temps de la remise en question.

Alors lili se farde, ourle ses levres, agrandi ses yeux et pose son parfum dans le creux du cou.

Il est temps de retrouver son entrain, retourner sur les chemins déjà parcourus de la tentation et lili se rassasiera de leurs regards, leurs avances.

Elle rajeunira au fur et a mesure qu’on l’aimera.

Lili s’en va, prete a tout recommencer, la rencontre, la decouverte, les baisers…



a toi..

Je ne me rappelle plus exactement ni la date ni l’heure le jour ou je t’ai accompagnée a l’arrêt de bus devant la maison. Tu semblais si heureuse. C’était je crois au printemps, j’avais dix ans, et tu partais en Italie. Je suis retournée chez nous, a la fois inquiète et satisfaite d’avoir été dans la confidence. Les jours se sont ainsi égrainés en ton absence au milieu de notre appartement pratiquement vide. Quelques jours auparavant des amis à papa et toi étaient venus t’aider a déménager, puis d’autres amis à déménager papa. Je les ai vu passer et repasser devant mon club Dorothée, me désinstallant du joli canapé en cuir noir dans lequel j’adorais me lover en regardant les cassettes de pub que papa m’avais enregistrées. Je regarde donc mon club Dorothée sur une chaise, devant une télé plus petite, peu importe, je suis avec papa. Il est si triste en ce moment, je le sens inquiet. Lui, toujours drôle, est cynique en ce moment. Papa est l’homme de ma vie. Un charmeur incorrigible, toujours plaisantant avec la gente féminine. Ce n’est pas un apollon je crois, avec son nez en bec d’aigle, il est plutôt petit, avec un bide qui tend a s’installer, mais il a un pouvoir de séduction évident: a son approche les femmes de la « boite » sont en effervescence et gloussent comme des dindes a chacune de ses plaisanteries. Même moi je glousse. Je ne comprends pas ses blagues, mais je l’aime tellement, il ne peut être que drôle, c’est mon héros. La boite, c’est là ou travaille papa. Il est Directeur papa. Directeur d’un foyer pour adultes handicapés. On y vit là, dans le centre, dans un appartement à l’étage, et il me suffit de descendre pour retrouver Jeannot qui a un transistor fisher price constamment collé a l‘oreille, Véronique et ses Ha-Ah scandés à tout-va, Marc qui me fait un petit peu peur parce qu’il a un œil blanc, et Patrice et son super fauteuil roulant électrique qui fait un bruit d’enfer. Mes potes quoi. Je les fais tourner en bourrique, joue a la maitresse, et à cache-cache. Mais cache-cache c’est pas rigolo parce qu’ils oublient de me chercher parfois, alors je reste des heures entières sans bouger avant de comprendre qu’ils sont partis regarder la télé.

La boite, c’est pour elle qu’on a quitté l’Oise et les bringues mémorables avec ta famille. Tu l’as suivi sans te poser de questions, laissant sur place tes innombrables frères et sœurs, et tes parents.

La boite, c’est mon terrain de jeu. J’aime beaucoup les cuisines, a taille industrielles, je regarde Jean-Pascal préparer les repas que nous mangerons ensuite dans la salle avec le personnel d’encadrement. J’aime plus que tout quand il fait une marquise… un gâteau incroyable de chantilly, de crème fouettée dessinant les jupons, les meringues au pieds de la dame en guise de dentelles dépassant de la robe, et ce buste magnifique en je ne sais quoi, mais qui casse, peut-être en porcelaine (?) qu’il met au dernier moment au dessus de son gâteau, parfaitement semblable a une marquise sensationnelle. Jean-Pascal m’a promis qu’il m’apprendrai, j’attends avec impatience qu’il ait du temps. J’aime aussi la salle de jeu et son flipper qui claque quand on a fait beaucoup de points. Le baby foot, mais personne ne joue avec moi, alors je fais des parties extra ou je remporte tous les points d’un coup en un seul but. Puis il y a la piscine intérieure , avec ses barrières en son milieu qui me dessinent un labyrinthe. L’eau ne sent pas très bon, et j’ai du mal a garder les yeux ouverts tellement ca pique, mais ca m’occupe de temps en temps, et surtout, ca fait l’objet de mon orgueil a l’école: - ce weekend end? Je me suis baignée dans ma piscine intérieure… ouais les gars tant pis pour vous si vous êtes pas venus a mon anniversaire, vous auriez pu la voir, ca vous apprendra! Ils ont peur des Gogols qu’ils disent.. Alors avec toi on prépare les ballons tout ça, on envoie le plus possible d’invitations pour être sures qu’il y ait un peu de monde, en plus on a une salle des fêtes immense.La dernière fois, j’ai invité quinze copains et copines, trois sont venus. Séverine, Laurent et Anthony, qui sont amoureux de Séverine. Je le sais parce qu’ils ont profités d’un cache-cache dans le noir pour l’embrasser tous les deux sur la bouche. Elle a de la chance, Séverine, moi c’est Anthony que j’aime, mais je crois qu’il ne sait même pas que j’existe malgré le fait qu’il soit là. Il est là pour elle…et pour se moquer de mes Gogols. J’aime pas quand il fait ça, il ne comprend rien. Ils sont plus intelligents que lui je suis sure, mais personne ne me crois.



Dimanche 29 Mai 2011

Maman,

 

Parce que je t’aimais trop je n’imaginais pas un seul moment,

ma vie sans toi.

Parce que ton rire tonitruant, ton humour décapant,

chante encore a travers moi.

Ton odeur, ta peau, tes bras…

Tant de fêtes souhaitées, insouciantes devant l’éternité,

tant de coup de gueules, de réconciliations, de fous rires, de complicité.

Je ne savais pas que tu m’avais apprise a être femme a ce point là.

Ingrate, me croyant construite sans besoin de toi.

Me voilà perdue, enfant désoeuvrée te cherchant parfois

croyant te voir arriver, entendre résonner tes pas.

Ne pas pouvoir te présenter ce bébé que tu n’as vu qu’en moi.

La 9eme… descendante de toi.

Mais notre amour, nos fous rires, nos javas

resteront gravés a jamais dans le coeur de ta fille

crois moi.

Je t’aime Maman.
 

 



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